La Grenouille

Une période de ma vie.

  (suite et Fin )

 

Je n'avais pas la télévision, nous n'avions pas l'eau chaude, c'était un puits qui il faut le dire nous apportait une eau de source très agréable à boire en été mais l'hiver se laver avec, n'était pas possible. Il fallait faire chauffer l'eau et se laver dans une bassine car nous n'avions à l'époque, pas de salle de bain.
 

Je n'étais pas dans le luxe bien au contraire et je n'enviais pas mes amies qui elles avaient tout le confort. Je prenais ce que la vie voulait bien me donner et je n'en demandais pas plus. J'étais bien là dans cette famille qui n'était pas la mienne mais que je considérais comme telle... .
 
Maman décède, je n'avais ou aller. J'ai comprit à ce moment la que je n'avais en fin de compte plus de famille mais aussi que je n'avais jamais eu une famille véritablement seulement une de substitution. Je n'étais rien, juste un numéro sur un dossier. Qu'allait t'on faire de moi ??? devais je aller dans un foyer de jeune fille... je suis partie je le pensais vers la bonne direction mais c'était tout le contraire, je suis partie vers l'enfer. Celui d'une nouvelle famille qui ne m'était pas étrangère puisque c'était une soeur d'adoption qui me prenait avec elle dans sa famille. Je crois que le salaire qu'ils avaient pour mon éducation était ce qui les avaient motivé. Pour le reste, je n'étais rien qu'une pauvre fille. Je n'avais pas le droit à la parole. J'étais leur chose et je rapportait... et je subissais aussi ce qu'aujourd'hui on essaie de ne plus cacher... . Je n'ai pendant cette période jamais vu une assistante sociale, une éducatrice et pourtant bien des choses auraient changé si quelqu'un était passé pour s'entretenir avec moi de ma vie. Pour se faire entendre, j'ai du aller me plaindre mais l'écoute était vraiment discrète, on avait pas envie de s'embêter avec moi, ma majorité approchait et j'allais être un numéro de moins sur leur dossier.
 
Je n'ai jamais été voir mon dossier et pourtant j'aurais pu le faire dès ma majorité mais pourquoi faire, ce que je savais me suffisait. De toute façon peut on faire confiance à une administration qui envoient chaque mois aux parents biologique toujours le même imprimé faisant acte que tout va bien pour tout les enfants.
 
J'ai retrouvé mon père après plusieurs recherche. Je pensais être accepté par mes tantes et oncles mais cela ne fut pas le cas. En fin de compte j'étais sortie de leur vie et c'était mieux pour tout le monde. Mon père en a été très bouleversé et déçu de leur comportement. De quoi avait t'il peur ?? je n'étais pas venue pour régler mes comptes mais seulement pour connaître mes origines chose auquel je pensais avoir droit.
 
En ce qui concerne ma mère je n'avais aucune raison de vouloir la rencontrer, elle part contre à fait le premier pas en se présentent chez moi. Je la vois encore me dire je suis ta mère. Comment pouvait t'elle dire cela après des années de silence. Comment peut on être mère est en oublier ces enfants, pas un mais 6 enfants. Je lui ai fait savoir que je n'avais plus de mère que celle qui m'avait élévée, câlinée, bercée qui était la pour mes petits bobos d'enfance et d'adolescence, tout ce que ma propre mère aurait du faire était décédée et que mon coeur ne pouvait pas être pour cette femme qui aujoud'hui se présentait en tant que ma mère.
 
C'est facile de faire des enfants et de les faire élever par d'autre. Nous nous sommes souvent rencontrer vu que nous habitions la même ville mais cela s'arrêtait là. J'ai fait la connaissance de ces autres enfants qu'elle avait cette fois élévée et je me suis souvent demandée comment elle avait put faire cela sachant que ces six autres enfants étaient "dans la nature".
 
Je me suis si souvent battue contre l'administration en premier et contre la méchanceté des gens mais le temps rarement n'apporte de réponse. C'est comme cela, on ne change pas un système, on ne changera rien d'autre que la vie d'un enfant en lui donnant des ordres mais souvent la vie de ces enfants placé à cette époque étaient déjà toute tracée. Pour l'éducation c'était de même, les études coutent très cher pour l'Etat donc en faire le moins possible pour ces enfants là.
 
Je peux dire aujourd'hui que le bilan de mon adolescence m'a été plus ou moins volé, un parcours parsemé d'embûche, une vie plus ou moins solitaire un avenir incertain.
 
C'est une période de ma vie qui à fait mûrir en moi beaucoup d'espoir sur un avenir meilleur. Mes envies, mes passions, mes révoltes sont mes moteurs. Je ne peux accepter l'indifférence, la violence et le matérialisme. Une chose est sur c'est que je suis moi dans toute sa splendeur et que je ne pourrais jamais retourner ma veste juste pour le plaisir de gagner.
 
 
 
La vie ne sera jamais pour moi un long fleuve tranquille...

 

 La Grenouille