FAIT VECU

La mort d'un ami
L'histoire
suivante a été vécue il y a une dizaine d'années. J'entretenais à ce
moment-là une relation assez particulière avec un homme, il aurait sans doute
pu être mon père, parce qu'il était plus âgé que moi et de plusieurs années.
Notre relation était un mélange d'amitié, de tendresse et une relation
d'aide.
Souvent le soir, nous avions de longues
conversations ou nous faisions valoir nos points de vue et qui se terminaient
toujours dans un sentiment d'extrême tendresse. Souvent, il me disait qu'il
aimerait terminer cette soirée en s'endormant simplement auprès de moi,
tellement, il éprouvait un sentiment de paix après nos conversations. À cette
époque, je m'occupais d'une Ligue de quilles, il en faisait parti et même
plus, j'étais la capitaine de son équipe.
C'était un bout-en-train, mais derrière
cette bonne humeur et tous les mots gentils qu'il avait pour tout le monde se
cachait un être tourmenté et souffrant d'un grand mal de vivre. Peu de gens étaient
au courant de sa souffrance, j'étais de ceux-là!
Une fin de semaine, alors que je m'étais absentée de la ville, il s'est tiré
une balle dans le ventre, il a souffert le martyr et il est mort au bout de son
sang. On l'a retrouvé le lendemain, dans sa chaise berçante.
Lorsqu'on m'a annoncé la nouvelle, mon coeur s'est arrêté un instant et une
douleur lancinante m'a prise aux tripes. Je me suis sentie complètement vidée
de toutes mes énergies. Je n'ai pas pleuré sur le moment, mais j'ai décidé
d'aller me reposer. Je ne sais pas si vous allez me croire, mais aussitôt arrivée
dans ma chambre, je me suis retournée et dans l'encadrure de la porte, j'ai vu
son ombre...Surprise, sans l'être, instinctivement, je lui ai dit: "viens
faire une sieste avec moi!"... Je me suis couchée et j'ai dit à mon mari:
"Ray... est ici!"... J'ai dormi, je ne sais plus pendant combien de
temps, mais à mon réveil, j'étais en paix. C'était un état temporaire! Ça
n'allait pas durer!
Le jour de son service funéraire, sur le
chemin me rendant à l'église et pendant le service, mes larmes mouillaient mon
visage, sans pouvoir s'arrêter, un vrai torrent intarissable. Il me faut
ajouter que Ray... avait une vie sentimentale dans laquelle il y avait une femme
qui était son amoureuse, moi je n'étais qu'une amie, si bien que les gens à
l'église me dévisageaient, ne comprenant pas très bien la raison de ce flot
de larmes et la raison pour laquelle j'étais si touchée par ce départ! Quoi
qu'il en soit, à un moment donné, je ne sais d'où, j'ai reçu une sorte
d'inspiration; j'ai alors compris que la meilleure façon de me défaire de
cette peine immense et de cette douleur intense, c'était de lui rendre l'amitié,
l'amour et la tendresse que nous avions partagés, afin qu'il les apporte avec
lui...Dès cet instant, mes larmes se sont arrêtées et j'ai retrouvé la paix.
C'était la première fois, que mourait un
ami très cher. Il ne fut pas la dernière personne proche qui m'aie quittée
pour l'autre monde, mais dès ce jour, j'ai appris comment survivre à la mort
d'un être cher!
La leçon que j'ai tirée de cette expérience, c'est que malgré une douleur
intense, si nous écoutons les sentiments qui habitent profondément notre cœur,
nous entendons la réponse à nos souffrances qui trouvent sa source en nous.
J'ai aussi eu la preuve qu'un lien nous unit aux êtres qui ont quittés notre
monde et cela parce que nous nous
sommes aimés!
Je souhaite que tous les êtres qui nous
ont quittés et qui ont été une source d'amour pour nous, demeurent dans la
paix, pour toute l'éternité!
Vous qui veillez sur nous depuis votre départ.
JE VOUS AIME TOUJOURS
LISE
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La Solitude
Lise Maranda-Landry
Les mots
pour décrire ce sentiment sont trop étroits,
Les images pour l'illustrer ont souvent bien trop
froid.
Il arrive que cette étrange torpeur fasse naître
l'effroi,
N'est-ce pas dans cet état second qu'on revit
nos émois!
Il m'arrive parfois de souhaîter ardemment cet
endroit,
Je peux m'y réfugier pour refaire énergie et
sang froid.
J'aime cette sensation de vivre sans faire trop
d'exploits,
Que celui que de me faire entendre le vide au
fond de moi!
Pour affronter la vie, il faut faire le ménage
sous son toît,
Dans sa tête, dans son corps et dans son coeur
de surcroît!
Cet état de solitude est bénéfique s'il aide
à mûrir, je crois,
Pouvons-nous l'affronter et en être maître au
dedans de soi?
Parce que la vraie solitude ça n'existe pas
vraiment ma foi,
Il existe toujours un lien qui unit l'Univers et
puis toi et moi!
Amicale tendresse
xxx
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Introduction:
Chacun fait ses choix et c'est ainsi
On ne peut sauver chacun de sa VIE!
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Les rumeurs de la
ville!
Tout le monde peut fuir c'est facile,
Rester, lutter, échanger plus difficile!
La société a bon dos, pourtant si fragile
Un seul individu peut être un ustensile
Dans la recette aux ingrédient si subtiles
Il pourrait mélanger de sa ferveur gracile
Mais de peur de passer pour un imbécile
S'arrêtera aux commérages les plus subtils.
À force de rester sourd aux rumeurs de la ville,
On trouve tout à fait normal d'y élire domicile,
En ne regardant jamais les tourments trop difficiles,
D'un enfant, d'un vieillard, d'un homme ou d'une fille!
Qui est coupable de quoi, nos sociétés ou nos villes?
À qui donner tort dans ce monde, la vie est
si fragile!
Tout le monde a peur d'être abusé, alors on est tranquille!
Si on ne s'en mêle pas, alors pas vraiment
de bisbille!
Il y en a qui comme toi crie, pour que tout
se ventille,
Pour qu'enfin un jour tous les yeux vers eux
s'écarquillent,
Que la tête et le coeur de leur grande fierté se déshabille,
Pour redevenir humain et que la beauté du geste frétille!
Je voudrais tant comme toi que tout se monde se réveille,
Que la rumeur de la ville un jour fasse une grande merveille,
S'ouvrir sur le monde et atteindre l'humain dans sa bouteille
Et faire en sorte que plus jamais n'arrive une chose pareille!
Buvons à la santé de ce monde nouveau pour demain,
Afin que l'espoir règne au coeur de toutes nos vies enfin!
Amitiés
@écrit par Lise Maranda-Landry
l9/08/2002
