Je n'étais pas dans le luxe bien au contraire et je n'enviais pas mes amies
qui elles avaient tout le confort. Je prenais ce que la vie voulait bien me
donner et je n'en demandais pas plus. J'étais bien là dans cette famille qui
n'était pas la mienne mais que je considérais comme telle... .
Maman décède, je n'avais ou aller. J'ai comprit à ce moment
la que je n'avais en fin de compte plus de famille mais aussi que je n'avais
jamais eu une famille véritablement seulement une de substitution. Je n'étais
rien, juste un numéro sur un dossier. Qu'allait t'on faire de moi ??? devais
je aller dans un foyer de jeune fille... je suis partie je le pensais vers la
bonne direction mais c'était tout le contraire, je suis partie vers l'enfer.
Celui d'une nouvelle famille qui ne m'était pas étrangère puisque c'était
une soeur d'adoption qui me prenait avec elle dans sa famille. Je crois que le
salaire qu'ils avaient pour mon éducation était ce qui les avaient motivé.
Pour le reste, je n'étais rien qu'une pauvre fille. Je n'avais pas le droit
à la parole. J'étais leur chose et je rapportait... et je subissais aussi ce
qu'aujourd'hui on essaie de ne plus cacher... . Je n'ai pendant cette période
jamais vu une assistante sociale, une éducatrice et pourtant bien des choses
auraient changé si quelqu'un était passé pour s'entretenir avec moi de ma
vie. Pour se faire entendre, j'ai du aller me plaindre mais l'écoute était
vraiment discrète, on avait pas envie de s'embêter avec moi, ma majorité
approchait et j'allais être un numéro de moins sur leur dossier.
Je n'ai jamais été voir mon dossier et pourtant j'aurais pu
le faire dès ma majorité mais pourquoi faire, ce que je savais me suffisait.
De toute façon peut on faire confiance à une administration qui envoient
chaque mois aux parents biologique toujours le même imprimé faisant acte que
tout va bien pour tout les enfants.
J'ai retrouvé mon père après plusieurs recherche. Je pensais
être accepté par mes tantes et oncles mais cela ne fut pas le cas. En fin de
compte j'étais sortie de leur vie et c'était mieux pour tout le monde. Mon père
en a été très bouleversé et déçu de leur comportement. De quoi avait
t'il peur ?? je n'étais pas venue pour régler mes comptes mais seulement
pour connaître mes origines chose auquel je pensais avoir droit.
En ce qui concerne ma mère je n'avais aucune raison de vouloir
la rencontrer, elle part contre à fait le premier pas en se présentent chez
moi. Je la vois encore me dire je suis ta mère. Comment pouvait t'elle dire
cela après des années de silence. Comment peut on être mère est en oublier
ces enfants, pas un mais 6 enfants. Je lui ai fait savoir que je n'avais plus
de mère que celle qui m'avait élévée, câlinée, bercée qui était la
pour mes petits bobos d'enfance et d'adolescence, tout ce que ma propre mère
aurait du faire était décédée et que mon coeur ne pouvait pas être pour
cette femme qui aujoud'hui se présentait en tant que ma mère.
C'est facile de faire des enfants et de les faire élever par
d'autre. Nous nous sommes souvent rencontrer vu que nous habitions la même
ville mais cela s'arrêtait là. J'ai fait la connaissance de ces autres
enfants qu'elle avait cette fois élévée et je me suis souvent demandée
comment elle avait put faire cela sachant que ces six autres enfants étaient
"dans la nature".
Je me suis si souvent battue contre l'administration en premier
et contre la méchanceté des gens mais le temps rarement n'apporte de réponse.
C'est comme cela, on ne change pas un système, on ne changera rien d'autre
que la vie d'un enfant en lui donnant des ordres mais souvent la vie de ces
enfants placé à cette époque étaient déjà toute tracée. Pour l'éducation
c'était de même, les études coutent très cher pour l'Etat donc en faire le
moins possible pour ces enfants là.
Je peux dire aujourd'hui que le bilan de mon adolescence m'a été
plus ou moins volé, un parcours parsemé d'embûche, une vie plus ou moins
solitaire un avenir incertain.
C'est une période de ma vie qui à fait mûrir en moi beaucoup
d'espoir sur un avenir meilleur. Mes envies, mes passions, mes révoltes sont
mes moteurs. Je ne peux accepter l'indifférence, la violence et le matérialisme.
Une chose est sur c'est que je suis moi dans toute sa splendeur et que je ne
pourrais jamais retourner ma veste juste pour le plaisir de gagner.
La vie ne sera jamais pour moi un long fleuve tranquille...
La
Grenouille
